mardi 24 avril 2012

Les pins de la colère

Les résidents des Jardins d'Azur dont les immeubles sont en périphérie de la parcelle AV 1102, achetée par la municipalité pour être aménagée de façon paysagère, selon la lettre à la population datée du 5 février 1999, ne décolèrent pas.

Il faut savoir que, quand ils ont acheté leur appartement, FERINEL, le constructeur, leur avait garanti une vue mer imprenable, puisque la hauteur des villas devant être construites sur le dit terrain ne devait pas excéder 7 mètres de hauteur.

Un copropriétaire m'a fait parvenir une photographie prise il y a 15 ans environ de son rez-de-jardin. On a une vue dégagée vers l'archipel des Embiez et on aperçoit quelques pins de faible hauteur, lesquels ont poussé sauvagement et qui auraient du être abattus avec l'édification des villas.


Je me suis rendu sur les lieux et pris du même endroit une photo pour évaluer le changement. En effet les pins ont poussé de façon anarchique, leur hauteur dépassant les dix mètres, et la vue mer, "bouffée" par les frondaisons des résineux, a été réduite comme une peau de chagrin.


Pourtant il existe une solution fort simple et pas très onéreuse pour donner une seconde jeunesse à ces pins. Il suffit  de les étêter tout en réduisant le volume de leur feuillage. L'espace paysager s'en trouvera du coup valorisé et les riverains satisfaits que la municipalité soit à l'écoute de leurs revendications. J'en veux pour exemple ce pin qui avait un aspect peu esthétique et qui a été mis en valeur par les jardiniers du domaine.


Les riverains ne demandent pas l'abattage systématique des pins, mais que ceux-ci soient entretenus dans l'intérêt commun. Un effort de mise en valeur du site avait déjà été entrepris par la municipalité, avec la plantation de massifs floraux sur le talus, le long de la corniche de la Coudoulière, et celle de deux rangées de huit oliviers parallèlement à la voie "pompiers".


Les copropriétaires riverains, en l'occurrence ceux des Jardins d'Azur, attendent toujours une réponse au courrier envoyé au maire le 1er septembre 2011 par l'intermédiaire de leur syndic. La solution existe. La balle est dans la camp de la municipalité qui utilise ce terrain comme parking occasionnel, notamment en juillet et août.

Septembre 2014 :

En début de mois j'ai rencontré Mme Delphine Quin, adjointe au maire, qui reçoit à la capitainerie du port de la Coudoulière, les doléances des habitants du quartier. Je lui ai fait part des inquiétudes des riverains sur deux points majeurs : la hauteur des pins qui ont poussé de façon non contrôlée, objets de cet article, et la poussière soulevée lors des manœuvres des automobilistes sur le parking. Cette poussière, propagée par les vents dominants pénètrent dans les appartements alentours, grand ouverts en été. On la retrouve même au fond de la piscine de la copropriété voisine, sous forme d'agglomérats boueux. C'est une nuisance non négligeable qu'il convient de prendre en compte dans la finalisation du projet.

Poussière soulevée par les véhicules sur le parking non bitumé
Je lui ai parlé aussi des droits à bâtir sur ce terrain que la municipalité s'obstine à vouloir conserver. Il m'a été répondu que "nous nous sommes toujours refusés à perdre ces droits à bâtir, considérant qu'il s'agit d'un terrain acquis au prix d'un terrain constructible et que les Six-Fournais l'ont donc payé au prix fort. Aussi cette constructibilité pourrait permettre de répondre dans cinq, dix, ou vingt ans à venir, à un besoin d'équipement public complémentaire pour le quartier".

Vous pouvez, vous aussi, présenter vos doléances à Mme Quin, à la Capitainerie du port de la Coudoulière, tous les mardi matin de 9h30 à 12h00.

La capitainerie du port de la Coudoulière (en médaillon, Mme Quin)
Octobre 2014 :

Un autre copropriétaire des Jardins d'Azur m'a remis une photo prise au printemps 1989 de la dite copropriété en plein chantier de construction. Sur cette photo on ne voit qu'un seul pin en bordure de la corniche de la Coudoulière. Les autres pins n'existaient pas. Cela permet de mesurer leur progression en 25 ans et de montrer aux sceptiques la réalité des choses.. 


Les photos juxtaposées qui suivent, prises à onze ans d'intervalle, permettent de voir la façon dont se sont étoffés ces résineux. A noter que le pin, à gauche de la photo de gauche, a été coupé par les services municipaux car il avait perdu toutes ses aiguilles. Vous remarquerez sur la photo de droite, au fond, la présence de deux rangées de petits oliviers plantés par le service Environnement de la mairie.
Cliquez sur la photo pour l'afficher en grand format
Dans Six-Fours Magazine de ce mois-ci, page 14, on peut lire : "Après cette étape (allusion aux travaux autour de la Maison du Cygne prévus cet hiver 2014-2015), viendra celle de la réalisation d'un grand parking paysager face à l'entrée actuelle du parc de la Méditerranée de l'autre côté de la route départementale (Corniche de la Coudoulière) avec la plantation de chênes verts, blancs et liège, de pins maritimes, parasols et d'Alep. La capacité de stationnement sera portée à 120 places environ contre 85 aujourd'hui ».
Photo de la zone B prise en 1990 : les pins sont minuscules
Eté 2005 : quinze ans après, les pins commencent à s'étoffer
Il faut savoir que tous les arbres évoqués dans Six-Fours Magazine auront une hauteur moyenne de 10 à 20 mètres pour les uns et 15 à 25 mètres pour les autres, ce qui correspond à la hauteur d'immeubles de 6 à 7 étages. Ces décisions prises sans concertation prouve que la municipalité n'est point à l'écoute de ses administrés ! On est loin des doléances des riverains qui demandaient la plantation d'arbres à fort ombrage, et surtout de moindre hauteur... 

 

4 commentaires:

  1. En octobre 2012 un conseiller syndical a contacté la responsable du service Environnement. Il lui a été dit que les pins ne se taillaient pas, et que si on les taillait, c'était contribuer à une mort programmée des résineux qu'on aurait amputé de leurs branches... et c'était aussi courir le risque de perdre la troisième fleur acquise au concours des villes et villages fleuris de France ! Des arguments qui sont sans appel. A la question de "comment solutionner le problème", il a été suggéré de demander au maire de faire abattre les pins et de les remplacer par des muriers-platanes ! Les riverains savent maintenant quoi demander à la municipalité...

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  2. Fin février 2013, le service d'entretien des espaces verts de la commune a effectué une intervention sur le site : taille des oliviers et coupe du pin mort qui avait perdu toutes ses aiguilles. Quant aux autres pins, ils continuent à s'étoffer et à grandir au rythme d'un ou deux mètres par an !

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  3. Tenant compte des suggestions du service Environnement, le syndic de la copropriété des Jardins d'Azur a envoyé le 13 mai 2013 une lettre à la municipalité pour que soit débattue en conseil municipal la question de la coupe des pins et leur remplacement par des muriers-platanes mâles. Donc affaire à suivre...

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  4. Pour information, Mme Quin, adjointe de quartier Cap Nègre à Cap Sicié (Le Brusc et la Coudoulière)ne tient plus permanence à la capitainerie du port de la Coudoulière. Désormais elle assure une permanence à la mairie annexe du Brusc les lundi, mardi, jeudi et vendredi matin, de 9h30 à midi, sauf quand il y a un point info sur le marché du Brusc où elle y sera avec d'autres élus.

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